La vaste plaine désolée
A revétu son manteau blanc
Et évaporant mes pensées
M'a projeté hors du temps
Je ressens la sérénité
Et j'ai l'impression de planer
Entre deux couches de nuages
L'une est le temps, l'autre est l'espace
J'ai oublié toute ma rage
Il ne m'en reste aucune trace
Je ne vois pas autour de moi
Je n''entends pas toutes ces voix
Et tout n'est que purée de pois
Sous la grande voute sans toit
Tout est clairement indistinct
Les objets sont flous, incertains
C'est quelquechose d'agréable
Qui fait qu'on se sent vraiment bien
Hélas de ce moment affable
Bientôt il ne restera rien
12/12/98