Je porte dans mon coeur
Un coin de paradis
Une parcelle de bonheur
Une miette de midi
Je porte dans ma tête
Des fleurs et de beaux fruits
Une nature en fête
Un ciel qui vous sourit
Je porte dans mon être
Un tout petit pays
Celui qui m'a vu naître
Celui où j'ai grandi
Et oui je porte en moi
Cet arbre et ces coteaux
Cet accent dans la voix
Le pays du pruneau
J'aime tant ces paysages
Ces vergers infinis
Ces subtils jeux d'ombrage
Où murissent les fruits
J'aime tant ces villages
Perchés sur les hauteurs
Ces bâtiments sans âge
D'une histoire porteurs
Et que dire de ces granges
Et séchoirs à tabac
Où les paysans rangent ce qui leur servira
Que dire de ces bâtisses
Perdues dans la campagne
Qui se font les complices
D'une vie pleine de charme
Oui j'aime mon pays
Rural et agricole
Empli de poésie
Quand les pissenlits volent
Oui j'aime mon pays
Son soja et son blé
Ses tournesols fleuris
Son maïs à castrer
Oui j'aime mon pays
Toutes ses productions
Ses légumes et ses fruits
Tout comme ses champignons
Oui j'aime mon pays
L'association parfaite
Qui en un lieu unit
Les prunes et les noisettes
Ma commune dans mon coeur
Tient une place immense
Elle sèche mes pleurs
Et mes blessures elle panse
Ma commune dans mon coeur
Est avec ma famille
Le siège d'un bonheur
Qui jamais ne vascille
Oui j'aime son école
Et sa cour herbagée
Où les gosses caracolent
En se courant après
Oui j'aime son école
Qui résiste comme elle peut
Pour préserver son rôle
Et éduquer un peu
Oui j'aime son marché
Lieu de toutes les rencontres
Des vieilles retraitées
Aux bébés que l'on montre
Oui j'aime son marché
Ses produits si divers
Ses couleurs chamarrées
Ses senteurs si légères
Oui j'aime sa grand rue
Aux deux boulangeries
Où les autres vous saluent
Et toujours vous sourient
Oui j'aime sa grand rue
Et tous ses magasins
Ces services rendus
Ces nombreux petits riens
Oui j'aime sa mairie
Centre de tant de chose
Qui cherche pour nos vies
Un horizon plus rose
Oui j'aime sa mairie
Et son église aussi
Moderne et si jolie
Surtout sur son parvis
Oui j'aime son château
Plus rêvé que réel
Et qui perdu là haut
Nous paraît éternel
Oui j'aime son château
Dont on voit les remparts
Survivants du chaos
Ombre blanche le soir
Oui j'aime sa piscine
En fin d'après midi
Quand la foule enfantine
Se trouve enfin partie
Oui j'aime sa piscine
Et son stade de rugby
Sa rude discipline
Qui tous nous réunit
Oui j'aime sa maison
Qui accueille en son sein
Toutes les associations
Et les jeunes musiciens
Oui j'aime sa maison
Où les vieux optimistes
Vont taper le carton
Et se font humoristes
Oui j'aime sa tuilerie
Fermée mais si présente
Ce vieux hangar terni
Qui surplombe la pente
Oui j'aime sa tuilerie
Endormie à présent
Qui attend dans son lit
Un beau prince charmant
Oui j'aime son usine
Et ses nombreux tunnels
Ses odeurs de cuisine
Parfois de caramel
Oui j'aime son usine
Sa chaleur infernale
Ses gros bruits de turbine
Son ambiance familiale
Oui j'aime mon village
Sans la moindre réserve
Même dépourvu de plage
Le soleil nous observe
Oui j'aime mon village
Et ces gens à béret
Souvent du troisième âge
Qui visent le cochonet
Oui j'aime mon village
Maintenant tel qu'il est
Et j'espère qu'un sage
Saura le préserver
Oui j'aime mon village
L'été comme l'hiver
Je souhaite que son image
Pour vous aussi soit chère
4/11/2002