Blog en cours de remise à jour. Objectif : quelque chose de beaucoup moins personnel et beaucoup plus tourné vers la culture en général (voyage, littérature, actualité, histoire...)
Voila un livre d'histoire que j'ai vite lu, Les Barbaresques de Jacques Heers est un ouvrage qui porte sur un sujet bien plus large que ce que le titre laisse penser, et traité de façon assez exhaustive, bien qu'on aimerait parfois que les exemples soient plus approfondis (mais la bibliographie est là pour nous donner les sources).
Les premières parties sont logiquement consacrées aux corsaires de la Mediterranée, avant, pendant et après les frères Barberousses, qui sont les personnages centraux de cette histoire tout de même. D'ailleurs l'analyse chronologique s'arrête peut être trop tôt, à la bataille de Lépante, ou juste après alors que la piraterie depuis l'Afrique du Nord a duré plus longtemps que cela, jusqu'au début du XIX siècle dans certaines régions.
La deuxième partie est consacrée à une description de cette Afrique du Nord des corsaires. Mais, comme dans l'ensemble du livre en fait, cela reste peut être un peu superficiel je pense, très factuel avec peu d'analyse véritable ou de reflexion et de pistes de compréhension et d'explication.
La troisième partie, une des plus ineressante, est consacrée au monde de l'esclavage et aux activités commerciales et artisanales très lucratives qui en dépendaient. C'est dans cette partie que j'ai vraiment appris le plus de choses, en particulier l'existence de l'esclavage en Europe dans des periodes avancées du Moyen Age voire même à l'époque moderne.
La dernière partie est consacrée à l'impact psychologique de ces activités sur les peuples, elle est particulièrement intéressante, en particulier dans son analyse de la naissance des images romantiques orientales et du pirate.
C'est donc un livre assez intéressant mais malheureusement on reste un peu sur sa fin, il apporte énormément d'informations mais approfondit peu celles-ci, et on est tenté d'aller voir les sources directes afin de trouver les réponses aux questions et interrogations soulevées par cet ouvrage. Chacun de ses chapitre, il y en a six, mériterait à lui seul tout un livre. C'est donc l'ouvrage d'un historien, qui utilise ls méthodes rigoureuse de sa profession, mais qui reste assez superficiel et qui sert plus à l'initiation à ce sujet, à la destruction des images d'Epinal aussi, qu'à l'approfondissement des connaissances.