Blog en cours de remise à jour. Objectif : quelque chose de beaucoup moins personnel et beaucoup plus tourné vers la culture en général (voyage, littérature, actualité, histoire...)
Quand vers 5h du matin l'autre patrouille est partie j'ai voulu l'accompagner mais mes yeux ont refusé de s'ouvrir, et ne me levant plus tard, j'ai vu que je n'avais aucun regret à avoir, vu qu'aucun nouveau nid n'était présent dans le corral.
Je me lève d'ailleurs bien après m'être réveillé car je vois sur la moustiquaire de ma tente, ceux qui, depuis la veille au soir, sont devenus ma hantise, chercher en vain une faille dans ma protection. Vers 9h30, je sors enfin de ma carapace et file directement sur la plage, où ils sont moins nombreux. Là j'attends que les autres se lèvent. Vers 11h nous quittons tous le campement, ma tente mal pliée dans mes bras car j'ai fait vite à cause des moustiques qui s'acharnent sur moi (maman où es-tu d'habitude c'est sur toi qu'ils vont!).
Sur la route je m'aperçois que j'ai une envie pressante et arrivé enfin à la maison je me précipite aux toilettes où je me rend compte que j'ai les intestins en vrac. La suite de la journée est simple à raconter: repos absolu pour me remettre. Et quand je me réveille d'une longue sieste, je m'aperçois que j'ai des courbatures partout et de la fièvre. Deux raisons de plus (la troisième étant l'heure) de repousser ma scéance internet au lendemain.
Pendant quelques heures je deviens l'objet de tous les soins des trois allemandes qui veulent absolument faire baisser ma fièvre (paracétamol + glaçons dans une serviette). Je crois qu'elles ont peur que ce soit le paludisme, mais moi je sais que ce n'est pas le cas.
Le soir les premiers invités sont arrivés (les volontaires du camp des tortues), alors que je commençais à me sentir mieux. On fait une courte partie de rami, trois tours, après les allemands en avaient déjà marre puis nous discutons un peu avant de nous mettre à la cuisine. J'étais tellement fatigué par ma journée passée à ne rien faire, que quand le cri "A comer" m'a reveillé je n'ai pas eu la force de rejoindre le groupe. J'ai juste le soulagement d'apprendre qe je ne suis pas le seul dans cet état et que la cause en est le jus de fruit bizarre de la veille au soir.
J'ai passé une nuit agitée car régulièrement réveillé par les cris mexicanisants d'Antonio. La dernière heure (4 à 5h) a même été la pire tant la sono était forte et ses cris désagréables. Je me calmais en m'imaginant en train de l'égorger ou de lui déboiter la machoire à coup de batte de base ball ou à défaut de manche à balais.