Blog en cours de remise à jour. Objectif : quelque chose de beaucoup moins personnel et beaucoup plus tourné vers la culture en général (voyage, littérature, actualité, histoire...)
Nous nous sommes levés tôt ce matin pour prendre la route de Mopti (640 km de Bamako) et nous nous commes préparés plus vite que prévu. Au cours du petit déjeûner, nous avons rencontré un couple suisso-ghanéen et avons accepté de faire la route avec eux pour leur simplifier la journée, aucun des deux n'étant vraiment francophone.
Ensuite, nous pris un taxi pour la gare routière de Sogoniko à Bamako. L'arrivée du taxi à la gare fut assez sensationnelle puisque deux Bamakois, voulant absolument nous offrir leurs services, se sont accrochés à la voiture et ont couru à côté sur une longue distance.
Nous avons obtenu des billets pour le bus de Sévaré (12 km de Mopti) pour le départ de 9h alors qu'il n'était que 8h. Comme de bien entendu, nous sommes partis avec une demie heure de retard pour un trajet qui s'annonçait déjà très long.
Nous avons fait de nombreuses haltes où des locaux (surtout des enfants) nous proposaient des produits de ravitaillement. Ces haltes sont devenues de plus en plus fréquentes, puisqu'il fallait bien permettre à ces messieurs de pisser (dans une postion qui a d'abord surpris cécile), même si le dernier arrêt venaient d'être fait 10 minutes plus tôt.
Ce fut le premier voyage en transport "local" de cécile au Mali et il fut bien surprenant. Les Maliens n'ont pas été éduqués à la poubelle, aussi, où qu'ils soient, s'ils ont quelque chose à jeter, ils le jettent "sur place".... et c'est la même chose dans le bus. Le sol de celui-ci s'est donc vite retrouvé recouvert de détritus divers et variés : trognons de pomme, os de poulet, noix de karité, etc.
Nous sommes finalement arrivés à Sévaré à 19h. Là, nous avons pris un taxi pour l'hôtel Y a pas de problème à Mopti. Le chauffeur du taxi a su choisir le meilleur des itinéraires, car il n'avait aucune idée d'où pouvait se situer cet hôtel.
Après être passés par des rues tellement défoncées que l'on n'aurait jamais cru que son taxi, dont le coffre fermait avec une corde et les portières avec difficultés, sans parler des amortisseurs, les traverseraient, nous avons (enfin, surtout moi) pu apercevoir notre hôtel (à 50 mètres) et guider notre chauffeur jusqu'à celui-ci avec l'aide des passants, car il ne s'en sortait vraiment pas.
Heureusement, il restait pour nous des chambres (ventilées et douche) et après une bonne douche bien nécessaire et un plat de spaghettis bolognaise, nous avons rédigé ces quelques lignes avant de profiter d'une bonne nuit de sommeil.