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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:19

Le règne de Kanishka a du commencer en 127.C’est le véritable fondateur de l’empire kouchan par sa politique intérieure et sans doute extérieure. Il a réussi à unir l’ensemble des composantes de la société qui vivaient dans les différents territoires qui étaient sous son contrôle. Il était conscient de son importance puisqu’il fonda sa propre ère, qui fut utilisée par ses successeurs. Il fonde également des sanctuaires dynastiques, en particulier à Surkh Kotal et Rabatak où l’on a retrouvé des inscriptions permettant de retracer l’ordre dynastique précédent.

Ses premières monnaies sont exclusivement en Grec, tant en ce qui concerne l’écriture que les dieux représentés. La position des Grecs d'Afghanistan a pu être renforcée dans l’empire par le commerce avec Rome, qui devait se faire dans cette langue. Une inscription retrouvée à Surkh Kotal, qui porte le nom d’inscription de Palamède, montre qu’un hellène pouvait avoir un rôle important dans l’empire kouchan sous Kanishka ou son successeur Huvishka.

Pourtant le milieu bactrien prit de plus en plus d’importance à son époque et c’est sans doute ce qui explique la création de l’écriture kouchane pour le passage à la langue bactrienne sur l’ensemble des écrits de la deuxième partie de son règne. Dans le même temps il crée un panthéon syncrétique et varié qui fait son entrée dans le monnayage kouchan. Ce simple fait montre la tolérance religieuse de la dynastie kouchane.

 

Kanishka a été considéré comme un protecteur du Bouddhisme, mais contrairement à ce qui a pu être écrit il n’a pas du se convertir à celui-ci car Bouddha est très rare sur ses monnaies et celles-ci sont la vitrine de son idéologie.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 07:09

La question de la capitale

Il n’existe pas d’information capable de préciser si les Kouchans eurent véritablement une capitale. Dans les textes occidentaux comme pour les chinois, la ville de Bactres semble jouer un rôle important, confirmé par l’archéologie, mais les villes de Begram/Kapisi, Peshawar et Mathura en Inde semblent également être très importantes pour la dynastie. Chacune de ces villes devait au moins être une capitale régionale.

Bactres est cependant la ville la plus souvent citée par les occidentaux ou les chinois comme capitale de l’empire kouchan mais cela peut venir de la renommée de cette ville depuis l’empire achéménide.

Les frontières de l’empire kouchan

Il est difficile de préciser quelle fut l’extension du royaume kouchan sous chaque roi. Il semble que sous les Grands Kouchans, à l’apogée du royaume, les frontières kouchanes ne dépassent largement les frontières de l’Afghanistan actuel mais ne comprenne pas véritablement l’Arachosie occidentale et le Séistan. On a des preuves de l’extension de l’empire à travers la quasi-totalité de la vallée du Gange. De même on a des traces d’installation sous Kanishka des Kouchans dans une partie du bassin du Tarim au Turkestan oriental.

Cependant dès le IIIe siècle les Kouchans ne contrôlent plus que le cœur de leur empire centré sur les deux centres du Gandhara et de la Bactriane.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:51

Wima Kadphisès est le fils et successeur de Wima Taktu. Il règne entre 100 et 127 de notre ère. Plus encore que son prédécesseur va se tourner  vers l’Inde si l’on en croit l’utilisation de Shiva sur ses monnaies comme dieu protecteur.

Ce choix, certainement dicté par de nouvelles conquêtes indiennes vers la vallée du Gange, ne semble pas pour autant entrainer une perte d’intérêt pour les premiers territoires kouchans situés au Nord de l’Hindou Kouch ou en Kapisène. En effet, il est établi que c’est sous son règne que s’est rouverte la route de l’or vers le Nord. De plus on connait une ambassade qu’il envoya à Rome, sans doute venue par l’Océan indien, mais probablement dans le but de renforcer des relations politiques, les deux empires partageant comme ennemi l’empire parthe. De même, il semble que les relations avec la Chine se soient développées à cette époque.

Cette relation privilégiée avec la Bactriane est confirmée par le fait qu’il semble que Bactres soit restée une capitale très importante de l’empire et que durant les règnes suivants, tous les grands administrateurs que l’on connait en Inde étaient originaires de Bactriane si l’on en croit leurs noms.
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 10:41

Un règne sans difficultés ?

C’est fils qui a succédé à Kozoulo Kadphisès entre 90 et 100 probablement. Selon certains son nom a longtemps été ignoré, on ne connaissait de lui que ses épiclèses, Mégas Sôter. Il est le premier à prendre le titre de roi en grec, ce qui montre l’affirmation du pouvoir kouchan sous le règne de son père et la perte progressive de l’influence politique des grecs dans le royaume. On peut aussi mettre ce titre de roi en relation avec la prise de pouvoir à Bactres si l’on en croit les monnaies. Il fait cependant frapper toutes ses monnaies à l’effigie de Zeus, mais celui-ci y est assimilé à Mithra.

Cette perte d’influence est peut-être également la conséquence de l’extension du royaume en Inde, rendant l’élément grec et hellénisé de plus en plus minoritaire dans l’empire en formation. Cette conquête est évoquée par un passage du Hu Hanshu qui affirme qu’un général fut installé comme gouverneur des territoires indiens mais nous reviendrons sur ce point. Une conséquence de ces conquêtes est aussi la réduction du royaume indo-parthe à l’Arachosie et au Sistan, perdant leurs derniers territoires indiens.

Soter Megas, un usurpateur?

Une autre interprétation de l’existence de Sôter Megas serait qu’il s’agissait d’un grand général kouchan à qui avait été confiés les territoires indiens et qui aurait usurpé le trône, reléguant Wima Taktu, l’héritier naturel du trône, dans la région du Cachemire. N’osant pas imposer une nouvelle dynastie, il aurait gardé Wima Taktu pour maintenir une certaine légitimité à son pouvoir mais en le privant de tout pouvoir réel. Cette interprétation se fonde sur le caractère grec des monnaies de Soter Mégas et sur quelques inscriptions de Wima Kadphisès. Certains affirment même qu’il pourrait s’agir d’un Grec.

Une chose est sûre, c’est Sôter Mégas, quelle que soit son identité véritable, qui a étendu les territoires kouchans. Des découvertes monétaires à son nom ont été faites de l’Oxus au Gange ce qui laisse penser à un conquête vers le sud-est mais aussi vers le Nord et Bactres.

Il aurait régné tout au long du règne de Wima Taktu, à partir de 90 environ, jusqu’au début du règne de Wima Kadphisès, vers 110, date à laquelle il est vaincu par le souverain légitime, fils de Wima Taktu.
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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:06

 

Trois rois kouchans vont su succéder pour donner naissance à un royaume puissant et ouvert sur le monde. Chacun d’entre eux va utiliser une identité culturelle différente des autres, ce qui prouve que ce royaume a eu de nombreuses origines culturelles différentes. Ce n’est que sous leurs successeurs que ces différentes cultures commenceront à véritablement former un panthéon religieux syncrétique et un art fusionnel réputé dans le monde entier.

Kozoulo Kadphisès

Quelques temps plus tard Kozoulo Kadphisès frappa un monnayage à son seul nom, mais sans jamais prendre le titre le roi, sans doute par respect pour l’autorité grecque qui restait très importante dans les esprits. De même il utilise le grec sur ses monnaies et y fait figurer Héraclès, autre preuve de son philhellénisme.

Suite à sa prise de Kapisi il avait ensuite avancé ses troupes dans le Gandhara, au moins jusqu’à l’actuelle Peshawar. Il a du mourir vers 70 ou 80  voire 90 à un âge avancé d’après le Hu Hanshu, sans s’être emparé de Bactres, où ses monnaies sont inconnues. Si c’est lui qui a unifié les différents clans Yuezhis il le fit à la fin de sa vie car on n’a pas retrouvé de trésor monétaire à son nom au Nord de l’Hindou Kouch.

            Il avait au moins de deux fils, dont l’un Sadaskana n’a jamais régné et n’est connu que par une inscription.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:43

Le recul de l’influence des Yuezhis

La création du royaume indo-parthe, les agissements parthes en Bactriane occidentale et même probablement orientale provoquèrent très probablement un recul de l’influence des Yuezhis en Kapisène mais aussi en Bactriane. Cela est visible aux monnaies d’Heraus qui disparaissent et sont remplacées par des monnaies parthes et indo-parthes, qui parfois sont même frappées volontairement à cet effet[1], prouvant ainsi leurs prétentions dans cette région. Ces monnaies circulèrent dans la région jusque dans les années 40 de n.è.

L’union des Yuezhis  et la conquête de la Kapisène

Il est possible que l’unification des Yuezhis soit une conséquence de l’occupation de la Kapisène par les Indo-parthes et de leurs prétentions sur les territoires bactriens. Comme cela a déjà été signalé le roi Hermaios de Kapisi, ou un autre Hermaios, s’est réfugié auprès des Yuezhis, chez les kouchans, leur donnant ainsi une forme de légitimité leur permettant d’unir les cinq tribus. Le souverain kouchan lui accorda droit de battre monnaie avec le titre de roi en kouchan.

Une chronique chinoise, le Hou Hanshu, affirme que les Yuezhi prirent pour la première fois la Kapisène en s’en emparant au détriment des indo-parthes. Cette conquête menée par Kozoulo Kadphisès, qui a du régner à partir de 23 de n.è, a certainement eut lieu vers 40-45 de n.è et a pu être vécue comme une reconquête de la part des Grecs. Hermaios est alors associé à Kozoulo Kadphisès dans un monnayage commun. Ce dernier ne porte pas alors le titre de roi, ce qui montre qu’il a sans doute officiellement le rôle de chef militaire d’un territoire toujours grec.



[1] Certaines en effet étaient uniquement destinées à cette région, elles étaient différentes de celles circulant dans leurs propres territoires mais elles sont tout de même très visiblement frappées dans les territoires sous domination parthe.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:07

Quelques années après la fondation du royaume saka d’Arachosie, les grecs de Kapisi avaient donné à un chef Yuezhi de la tribu des Kouchans nommé Héraos le titre de tyran. Il porte ce titre, entre 50 et 30 av n.è approximativement sans que l’on puisse mieux borner son règne. Ce simple titre permet de faire de nombreuses hypothèses et de tirer des conclusions. D’une part, ce titre montre que les Kouchans sont déjà la tribu dominante des Yuezhis[1] mais qu’ils gardent l’institution royale indo-grecque, qui sert de référence aux peuples nomades ayant envahi leur territoire. D’autre part, il montre que les Yuezhis sont soit reconnus par l’autorité grecque en échange d’une suzeraineté formelle et d’une alliance militaire, devenant des protecteurs d’un royaume ayant un grand rayonnement culturel, soit qu’Héraos est un chef militaire intégré formellement au royaume grec en étant le chef d’un peuple étranger installé sur des terres relevant officiellement du royaume[2]. Les monnaies au nom d’Héraos[3] disparaissent vers 30 av n.è, ce qui signifie probablement l’affaiblissement du pouvoir des Kouchans et plus généralement des Yuezhis, sans doute sous les coups des Indo-parthes et des Parthes. Ces Kouchans, malgré leur titre ne devaient pas vraiment occuper la Kapisène, ils devaient être plus des protecteurs dont le territoire était situé au nord de l’Hindou Kouch, peut-être dans la vallée de la rivière Kunduz ou même au nord de l’Oxus.



[1] Par ailleurs leur territoire devait être le plus proche du royaume grec qui se maintenait à Kaboul s’il se trouvait dans la vallée de la Kunduz.

[2] A l’image de ce que firent les Romains lors de leur propre affaiblissement à partir du IVe siècle avec les peuples « barbares » comme les Wisigoths, les installant sur des terres romaines en échange de leur service militaire.

[3] Les premiers yuezhis frappaient des imitations d’Hélioclès et d’Eucratide, de qualité plus ou moins médiocre alors que celles d’Heraos étaient de bonne facture et montraient un protrait de roi très différent de celui des rois gréco-bactriens.

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 08:34

Les Yuezhis étaient probablement en lutte contre les Sakas. On a retrouvé à Khalcajan, dans la moyenne vallée du Surkhan Daria, dans l’Ouzbékistan actuel, un pavillon royal décoré dont la construction aux alentours de notre ère, est attribuée à un chefyuezhi, ce dont on est sûr grâce à la ressemblance entre les personnages représentés et la monnaie d’Héraos, premier chef Kouchan connu, qui régnait probablement plus à l’Est à cette époque. On voit en particulier sur un bas relief une scène de bataille opposant des archers montés yuezhis à des cavaliers lourds, sans doute sakas, si l’on compare leur armement à celui qui a été trouvé dans la nécropole de Tillia Tepe, ou à celui des rois indo-sakas qui contrôlaient l’Arachosie et le Pendjab à peu près à la même époque.

Les Yuezhis étaient divisés en cinq tribus. Une autre interprétation des textes étant qu’ils occupèrent cinq royaumes préexistants et laissèrent en place ces entités étatiques. Les textes chinois comme les textes occidentaux semblent se recouper sur cette division.  Ces cinq royaumes se trouvaient tous à l’Est de Bactres, le plus occidental étant peut-être identifiable à l’oasis de Bactres. Toujours selon des sources chinoises, quelques décennies plus tard ils semblent avoir installé leur capitale à Bactres. Il semble que l’Ouest de la Bactriane ne soit pas tombé sous leur contrôle mais sous celui des Saces comme cela a déjà été signalé, leur capitale étant donc excentrée par rapport à leurs territoires mais possédant l’aura de son passé prestigieux.Il existe aussi des indices montrant qu’il y eut des compromis entre Grecs, Yuezhis et peuples iraniens comme on le verra plus tard. Parmi ces Yuezhis, le royaume des Kouchans pourrait s’être trouvé dans la vallée de la Kokcha ou plus probablement dans celle de la Kunduz.

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 07:34

Avant l’invasion de la Bactriane

Les Yuezhi avaient vécu dans les régions arides de l’Ouest de la Chine actuelle mais avaient été repoussés vers l’Ouest par la confédération des Xiongnu (des Huns) au début du IIe siècle av n.è. Ils s’installèrent dans un premier temps entre le Tien Shan et les sources de l’Ili, chassant les Sakas au Sud-ouest, vers la Sogdiane. Puis,fuyant une seconde fois vers l'ouest devant d'autres envahisseurs, ils sont allés se fixer en Bactriane, chassant ainsi les Sakas vers l’Ouest, c'est-à-dire les provinces orientales de l’empire parthe et les provinces occidentales du royaume gréco-bactrien.

L’invasion de la Bactriane

Autour de 135 av n.è, les Yuezhis arrivèrent en Bactriane, repoussant ainsi les Grecs au sud de l’Hindou Kouch.Comme cela a déjà été dit c’est probablement ce peuple qui détruisit Aï Khanoum. Quelques années plus tard, en 129 av n.è, l'ambassadeur chinois Zhang Qian[1]affirme qu’ils contrôlent les rives droites de l’Oxus et la rive gauche sans pour autant l’occuper.

On connait, en effet, à cette époque une multitude de petits souverains sur la rive gauche de l’Oxus. Il s’agit de dynastes locaux acceptant des monnaies parthes arsacides sur leurs territoires. Selon leurs noms, ils appartenaient à différents peuples, locaux ou nomades installés depuis peu dans la région et plus ou moins hellénisés. Nastène, Phassorès, Pabès, Aréilès, Palagès, Sapardbizès, Phseïgarachis et Hycordès ont laissé leurs noms sur des monnaies mais les fouilles clandestines actuelles enrichissent régulièrement cette liste qui est donc non exhaustive.On a par exemple trouvé dans le Badakhshan, lors de fouilles clandestines, une monnaie unique de Nastène, peut-être le descendant d’un fonctionnaire bactrien hellénisé d’Aï Khanoum du nom de Xatrannos, qui a régné sur une partie de la Bactriane ou du Badakhshan après son évacuation par les Grecs et avant la naissance du royaume kouchan. Il porte une causia, symbole macédonien utilisé par les rois gréco-bactriens mais un nom qui indique une origine locale et pas grecque, il s’agit donc d’un souverain hellénisé. Tous ces petits dynastes devaient dépendre des Yuezhis ou leur payer tribut.

Malgré tout cela Zhang Qian, en faisant son rapport à son empereur Wudi, conseilla d’intensifier les relations commerciales entre la Chine et ces régions où il avait constaté la présence de nombreux produits chinois mais aussi un grand développement urbain. On constate dans les années suivantes la présence d’un certain nombre d’émissaires chinois qui intensifièrent les relations commerciales, ouvrant ainsi ce que l’on appela la route de la soie.



[1] Il parle à cette occasion d’un peuple commerçant et citadin dont la transcription pourrait être selon certains le mot « tadjik », ce qui serait la première référence à ce peuple.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 08:50

Gondopharès I frappe les premières monnaies indo-parthes mais l’ordre des souverains de ce royaume n’est pas établi avec assurance. Ils'agit probablement de l'adaptation des Parthes à la présence importante des Sakas dans la région.

Gondopharès II prend la Kapisène, son règne commence vers 19/20 de n.è. Il s’agit peut-être d’un usurpateur, comme son épiclèse d’Autocrator le laisse supposer. Il aurait affronté victorieusement Gondopharès-Sasès. Il prend la ville de Kapisa après s’être emparé de Taxila, de tout le Pendjab et du Sind. Son successeur Abdagasès contrôle encore l’Arachosie et le Gandhara.

Vers 80 ce royaume est replié sur l’Arachosie occidentale et le Séistan (plus la basse vallée de l’Indus jusqu’au second siècle) où il persiste jusqu’à 230 de n.è en dépit de la poussée des Kouchans.
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  • Amalkhan
  • Professeur d'histoire géographie passioné par l'Afghanistan et amoureux des lettres.
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