Une série d'attentat a touché le sud des Philippines ces jours-ci, tant sur l'ïle de Mindanao où le front Moro de libération a repris le combat ces derniers mois et où les tensiuons ne cessent de
croitre entre chrétiens et musulmans, que sur l'île de Jolo, fief des terrorsites islamistes du groupe Abou Sayyaf, soupçonné d'avoir des liens avec Al Qaîda et avec l'organisation terroriste
indonésienne de la Jamaah Islamiyah.
Ces actions ont lieu alors que des opérations militaires sont en cours dans ces régions depuis des mois, ce qui prouve l'inéfficacité de celles-ci. Mais elles interviennent également, en ce qui
concerne Jolo à un moment où les autorité philippines annonçaient qu'elles aveint repris des contacts avec les grands leaders musulmans du pays. Cela apparaît donc comme une réponse de la part
des extrémistes qui ne se considèrent pas représentés par les représentants traditionnels de l'Islam philippin et qui annoncent leur volonté de continuer leur lutte.
Sur le plan régional l'islam politique semble connaître des évolutions variées. En Indonésie il semble s'affaiblir un peu, ou tout du moins être plus contrôlé par le gouvernement qui condamne
durement les chefs de la Jamaah Islamiyah qu'il parvient à arrêter. En Malaisie et à Singapour la situation semble comparable, la Jamaah Islamiyah s'y étant réfugiée à une époque mais semblant
devoir faire face à une pression policière de plus en plus efficace. Par contre la contestation musulmane dans le sud de la Thaïlande continue et semble même ne pas baisser d'intensité dans la
violence malgré quelques timides propositions de la part de Bangkok. Ce regain de violence aux Philippines semble donc s'inscrire dans une tendance régionale complexe, affaiblissement des
mouvements terroristes dans les pays à majorité musulmane mais renforcement ou continuation du combat dans les pays où les communautés musulmanes ne sont que des minorités régionales.
Derniers Commentaires