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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 18:15

La plaine de l’Amou Daria

Elle s’étend des contreforts du Badakhshan à l’est jusqu’au Band-e Turkestan (le petit massif équivalent du Firoz Koh sur la rive droite du Murgab) à l’ouest. L’Amou Daria (l’Oxus des anciens) est la frontière actuelle du pays mais il fut longtemps un axe de communication facilement traversable, malgré ses caprices, et constitua parfois le cœur d’une puissance plutôt que sa périphérie. Cette plaine constitue le cœur de la Bactriane antique, avec Bactres/Balkh comme capitale. Exploitée dans la plus haute antiquité pour la richesse de ses terres, en particulier le long de la rivière Kunduz mais aussi dans des cônes d’alluvions, elle reste un foyer agricole très actif. Cette importance fut accrue par le fait que la région se trouve le long d’un des itinéraires les plus importants de la roue de la soie, se prolongeant par la haute vallée du Wakhan qui mène directement à la Chine par le col de Wakhdjir (4922 m).

Cette plaine a toujours abrité de grands centres urbains, depuis Bactres, capitale de la Bactriane à Mazar-e Charif, actuelle capitale du Nord du pays et centre d’un pèlerinage important pour Nauruz (le nouvel an persan) en passant par Surkh Kotal (Ier et IIe siècle ap. J.-C), site kouchan, Aï Khanoum, citée hellénistique du IIIe siècle av J.-C, et Balkh au Moyen Age. Avant la guerre contre les soviétiques de nombreuses villes de cette vallée étaient caractéristiques des villes des routes de la soie, entourée de vastes oasis cultivées de vergers ombragés et abritant un bazar, parfois couvert comme celui de Kholm. En plus des activités agricoles et commerciales, ces villes ont toujours été le centre d’un artisanat puis d’une industrie diversifiée basés sur les productions agricoles locales (coton, betterave à l’est de la plaine, laine pour les tapis et peau de Karakul à l’ouest) ou sur des richesses naturelles (gaz dans la région de Sheberghān.

L’ouest

L’ouest abrite la riche plaine de l’Hari Rod qui abrite la ville de Hérat, véritable oasis de verdure et de culture au milieu d’une vaste région semi-désertique. Cette région n’est en réalité qu’une partie du Khorassan, grande région médiévale rassemblant des terres aujourd’hui en Afghanistan, en Iran et au Turkménistan autour du Morghab. Cette région est riche d’une grande histoire dont Hérat à laquelle Hérat a parfois donné sa plus grande splendeur. Grand centre commercial, véritable porte de l’Iran avec lequel les relations ont été très intenses, la ville a très longtemps entretenu un artisanat réputé. Elle fut aussi une capitale culturelle importante sous les timourides. Dans ce grand ouest on trouve aussi la petite ville de Shindand, non loin de la petite rivière Harud, qui a la particularité d’abriter aujourd’hui un aéroport militaire très important.

La plaine du sud et de l’ouest, irriguée par le Helmand

Comme je l’ai déjà signalé, on trouve dans le Sistan, tout à fait au sud-ouest, dans le bassin où disparaissent les eaux du Helmand, des traces d’installation humaine très anciennes. Mais l’Afghanistan ne possède qu’une partie de cette région, l’autre ayant été donnée à l’Iran. Au confluent des rivières Helmand et Arghandab se trouvait la ville de Bost, capitale d’hiver des Ghaznévides et des Ghurides, entourée d’un vaste réseau d’irrigation totalement détruit par Tamerlan.

Ces régions sont aujourd’hui désertiques et seule la moyenne vallée du Helmand reste fertile. Elle abrite la ville de Kandahar, deuxième ville du pays, refondée par Alexandre le Grand, devenue capitale du pays au XVIIIe siècle, puis des talibans entre 1995 et 2001. C’est une oasis de verdure qui exporte dans le reste du pays, et autrefois même à l’étranger, ses productions agricoles, telles que le raisin ou l’abricot, malgré les conditions climatiques très dures (températures légèrement négatives l’hiver, plus de 40°C l’été).

L’est afghan

A l’est, une plaine fermée par de hautes montagnes, Hindou Kouch au nord, Koh-e Baba à l’ouest et monts Soleiman au sud et à l’Est, irriguée par la rivière Kaboul, s’ouvre par la célèbre Khyber Pass vers le Pakistan actuel. C’est une plaine fertile qui abrite la ville de Djalalabad. Plus à l’ouest dans la haute vallée se trouve la ville de Kaboul, capitale du pays depuis 1775. Elle occupe un site particulier, à 1800 m d’altitude, ce qui en fait une zone aux températures plus supportables que celles de la vallée durant l’été, entouré de hautes montagnes mais dans une dépression fertile. Elle est surtout située au croisement des grandes routes commerciales du pays, ouvrant au Nord vers le col du Salang ou la vallée de Bamyan, et de là vers l’Asie centrale, à l’ouest vers Ghazni et Kandahar, et de là vers l’Iran, à l’Est vers Djalalabad et le sous continent indien. C’est le territoire historique du Gandhara. On pouvait encore voir, avant l’invasion soviétique, les restes de murailles élevées à l’époque des huns hephtalites sur certains monts surplombant la Kaboul.

Au sud de cette vallée s’élève de hautes montagnes, refuges de tribus pachtounes irréductibles depuis des siècles, que même l’empereur Babur eu du mal à soumettre. Il notait dans son journal que ces villages divisés ne s’unissaient que contre les habitants des vallées, qu’il étaient peuplés de barbares et sauvages se battant même avec des pierres quand venaient à manquer les munitions, et ne se rendant jamais.

Par Amalkhan - Publié dans : Histoire de l'Afghanistan. - Communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 17:55

On peut distinguer trois groupes de montagnes. Elles s’élèvent d’Ouest en Est. L’ensemble de ces montagnes est d’un intérêt vital car le climat afghan est en général aride, et l’été les seules ressources en eau proviennent des rivières, alimentées par la fonte des glaces hivernales.

            L’Hindou Kouch

Au Nord-est du pays se trouve la partie la plus élevée de l’Hindou Kouch. Il culmine à 7485 au Nao Chakh, à la frontière avec le Pakistan. C’est la partie la plus élevée de l’Afghanistan, parsemée de vallées assez encaissées dont celle de la Kokcha. Cette chaine de montagne fait la ligne de séparation des eaux entre l’Indus au Sud et l’Amou Daria au Nord. Les cols qui la traversent sont très élevés. Le plus utilisé aujourd’hui étant celui du Salang, à 3363 m, qui relie depuis des siècles le Nord et le Sud du pays, qui est aujourd’hui doublé par un tunnel. Le Sud-est de cette chaîne est formé par les montagnes du Nuristan, dont les versants orientaux, arrosés par des restes de mousson, sont couverts de forêts de résineux situées entre 2500 m et 3500 m, alors que le reste de la chaine est aride. Son paysage est formé de quelques rares arbres dans les vallées, souvent des peupliers plantés par les agriculteurs, les versants et les sommets étant exempts de toute végétation importante. Ces montagnes, en particulier celles du Nuristan, ont toujours servi de refuge aux peuples locaux en butte à des envahisseurs ou des majorités persécutrices. Des résistants à Alexandre le Grand aux « kafirs » du Nuristan en passant par les ismaïliens du Badakhshan, tous ont trouvé des abris sûrs dans ces montagnes comme le firent plus tard les résistants afghans aux soviétiques puis aux talibans.

            Le Koh-e Baba : la montagne du grand père

La chaine de l’Hindou Kouch se prolonge à l’ouest, légèrement au sud, par le massif du Koh-e Baba. Celui-ci est séparé du reste de l’Hindou Kouch par la vallée de Bamyan, point de passage Nord-Sud primordial dans l’histoire, qui vit notamment passer les hordes mongoles de Gengis Khan. C’est à proximité de cette ville que se trouvaient les célèbres Bouddhas géants taillés dans la roche du IV au VI siècles. C’est là aussi que l’on trouve les célèbres lacs de Band-e Amir, aux couleurs éclatantes, superposés les uns aux autres et superbement décrits par un passage du roman « Les Cavaliers » de Joseph Kessel.

Ce massif est de plus faible altitude que le précédent, puisqu’il culmine au Koh-e Foladi, à 4951 m. Mais son importance est tout aussi importante pour le pays pour deux raisons.

La première est le fait que ce massif est le véritable « château d’eau » du pays. C’est là que prennent leurs sources les plus importants cours d’eau du pays, véritables voies de communication et oasis de vie :

- la rivière Kaboul, qui se dirige vers l’Est au Sud de l’Hindou Kouch, où elle crée la plaine de Djalalabad entre l’Hindou Kouch et le Safid Koh sur la frontière pakistanaise et qui court jusqu’à l’Indus

- La rivière Helmand, qui se dirige au sud-ouest, fertilisant la région de Kandahar et allant se perdre dans les marécages du Sistan à la frontière iranienne. On trouve dans cette région des traces très anciennes d’irrigation qui prouve l’installation humaine antique d’agriculteurs dans cette région aujourd’hui désertique

- La rivière Hari Rôd, qui coule plein ouest pour aller irriguer la région de Hérat avant de remonter s’évanouir dans les steppes turkmènes au Nord, faisant ainsi une partie de la frontière avec l’Iran. C’est le long de ce fleuve que se trouvait le plus beau témoignage de l’empire Ghuride, le minaret de Djam

- La rivière Murgab, plus courte et plus septentrionale que la précédente mais qui suit un parcours similaire vers l’Ouest puis le Nord pour se perdre dans les déserts turkmènes du Karakoum

- La rivière Kunduz qui s’écoule vers le Nord, dans une large vallée, jusqu’à se jeter dans l’Amou Daria qui fait la frontière Nord du pays. Le long de cette rivière aussi ont été constatées des traces d’irrigations antiques prouvant l’installation très ancienne de populations sédentaires, agricoles et organisées dans la région.

- D’autres rivières de moindre importance y prennent leur sources et coulent, tantôt vers le Nord, se perdant dans le sables ou vers le sud pour rejoindre les marécages du delta intérieur du Helmand.

Au sud de ce massif central, si important pour l’existence d’une vie agricole sédentaire dans la plupart des régions du pays, s’étendent les hauteurs du Hazaradjat, difficiles d’accès et lieu de refuge du peuple Hazara, minorité chiite isolée au milieu de peuples sunnites. Ces monts s’étendent jusqu’aux plaines du sud-ouest et rejoignent à l’Est les monts Soleiman dont le point culminant est le Safid Koh. Les vallées du Koh-e Baba abritent des oasis de verdure à l’activité agricole intense et diversifiée.

Le Firoz Koh

Il s’agit des monts Paropamisus des anciens. Ce n’est que le prolongement du Koh-e Baba mais de moindre altitude. Il culmine à 3593 m. Il n’est pas aisé à traverser dans l’axe Nord-Sud mais est traversé par le Hari Rod qui donne un axe de pénétration Est-Ouest. Il s’agit de terres assez ingrates et peu habitées aujourd’hui, mais qui semble avoir abrité le centre de la puissance ghuride.

Par Amalkhan - Publié dans : Histoire de l'Afghanistan.
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 14:38

Je n'avais pas relu ce livre depuis des années, je pense que la dernière fois c'était il y a douze ans, c'est pour dire. Bilan : encore meilleur que dans mon souvenir. C'est tout simplement jubilatoire de parcourir ces quelques pages où la fantaisie verbale s'exprime magnifiquement mais où la gravité des thèmes reste entière cependant. C'est un véritable numéro de funambule de la part de l'auteur qui parvient à aborder des thèmes très sombres avec une légèreté de ton incroyable.

 

Si les premières pages sont un peu plus enjouées que les suivantes ce n'est que logique, on commence tout de même par la vie de jeunes hommes aux moeurs assez libres pour finir par le thème de l'absence de raison de vivre sans amour et du suicide (d'une souris il est vrai), en passant par le thème central de la maladie (cachée sous l'image poétique du nénuphar qu'il faut combattre à l'aide d'autres fleurs). Quelques détours sont faits par la critique sociale (l'auteur s'amusant à bouleverser les hiérarchies intellectuelles établies tout en montrant l'aversion de certains rentiers pour toute forme de travail), l'anticléricalisme (c'est un régal que de lire les passage se passant dans les églises ou lors de l'enterrement) et l'antimilitarisme qui a rendu Vian si célèbre.

 

Je n'insite pas sur le rôle central de Jean-Sol Partre dans cette oeuvre, et sur la critique du rôle médiatique de quelques intellectuels dans la société que fait Boris Vian, grand ami de Sartre. Il en profite pour proposer également une réflexion sur la déshumanisation de la société.

 

Par certains passages discrets on voit également poindre Vernon Sullivan, Boris Vian se cachant sous ce nom de plume pour publier ses oeuvres les plus crues d'un point de vue sexuel.

 

Bref c'ets une oeuvre très complète et qui mérite sans le moindre doute d'être relue.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 11:22

Cette semaine j'ai relu pour me faire plaisir (et parce que je n'aime pas me dire que j'ai dans ma bibliothèque des livres juste pour les montrer, si je les ai achetés c'est que je veux les lire plusieurs fois) ce livre que j'anais plus lu depuis des années, depuis ma scolarité il me semble.

 

J'avais un souvenir assez vague de cette oeuvre, dont je me rappelais pourtant très bien les premiers mots. Je pense vraiment que c'est un livre qui mérite d'être relu car il a une profondeur qui ne marque pas forcément quand on est adolescent. Ce n'est pas simplement l'histoire d'un homme indifférent à la société qui l'entoure, c'est aussi celle d'une société jugeant un homme. Mais c'est aussi une description de la société française d'Algérie à cette époque, du racisme ambiant. C'est enfin et surtout une réflexion sur l'enfermement et sur la peine de mort, leur pertinence, leur utilité, leurs buts.

Par certains côtés il rappelle un peu la Nausée de sratre mais en pire dans le sens où dans la nausée décrit une personne qui déteste la société, il est animé d'un sentiment, dans l'étranger le héros ne ressent presqu'aucune émotion, il n'est capable de se rendre compte de son bonheur qu'une fois que celui-ci est fini (et de ce point de vue là il est très proche de nombreuses personnes), n'a que très peu d'envies, qui sont essentiellement physiques, aucun désir, aucune aspiration à mieux et finit même par se satsifaire de ses conditions de vie en prison.  Cet homme pose un regard froid sur tout ce qui l'entoure, il n'anlyse même pas les choses, il les observe sans juger, sans s'indigner, sans s'enthousiasmer, il est mort avant même d'être exécuté car il ne ressent rien. Il ne ressent aucun mal être comme dans la nausée, il n'a pas vraiment conscience d'être, sauf à de rares instants banals qu'il dit apprécier.

On ressort de cette lecture sans aucune certitude sur cette homme, qui par moment semble humain mais si peu, tuer ne le dérange pas, la mort ne l'effraie pas malgré sa jeunesse, l'amour ne le concerne pas et la colère ou le sentiment d'injustice lui sont inconnues.

 

C'est donc un plaisir de rélire cette oeuvre et je pense que je la relirais dans dix ans pour y voir plus de choses encore.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:30

Voici un livre que je voulais lire depuis très longtemps mais pour lequel je n'avais pas encore pris le temps. Il m'a fallu beaucoup de temps pour assimiler cette incroyable somme de connaissances, où les notes représentent tout de même un tiers de l'ouvrage.

 

Pierre Briant est un éminent spécialiste de cette époque et de cette région et cet ouvrage; bien que datant un peu maintenant est un immense état de la question à l'époque de sa rédaction, des questions qui ont trouvé des réponses ou des éléments de réponses à celles qui n'en ont toujours trouvé aucun en passant par les nouvelles questions qui se posent grâce aux découvertes récentes.

 

Moi qui ne suis pas un grand spécialiste de la question mais qui y porte un intérêt particulier j'ai été très impressioné par le contenu, très foruni et détaillé, mais utilisant parfois un langage un peu technique et difficile à appréhender pour le débutant, explicité pourtant la plupart du temps.

 

J'ai souvent du faire des pauses dans ma lecture pour être sûr d'avoir compris ce qui était expliqué et à, plusieurs reprises j'ai du regarder dans un dictionnaire pour me souvenir de mots que je n'avais pas entendu depuis mes années de fac mais cela fait du bien de se remettre au travail sérieux.

 

Tous les aspects possibles de l'empire achéménide sont évoqués, la vie politique bien sûr mais aussi la vie religieuse, l'organisation sociale ou encore l'économique, et ceci à travers la totalité de l'existence de l'empire. Il se penche également sur les relations entre les différents peuples de cet empire, leurs affrontements mais aussi leurs relations et leur mélange.

 

C'est donc un livre très complet, véritable oeuvre d'historien, citant ses sources, faisant sans cesse le point sur les éléments sûrs et sur les hypothèses, et traitant de la tyotalité du sujet, à lire absolument pour toute personne qui voudrait en savoir plus sur le monde perse de cette époque mais attention c'est tout de même un ouvrage un peu difficile d'accès pour ceux qui n'ont jamais fait d'histoire véritable, pour les amateurs de vulgarisation.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 10:02

Le service de presse des éditions Jourdan m'a fait parvenir cet ouvrage afin que je vous livre mon avis dessus. C'est un ouvrage très facile d'accès, avec de courts chapitres qui peuvent se lire en quelques minutes, il est donc idéal pour la lecture dans les transports en commun par exemple.

 

Il ne m'a donc fallu que quelques jours pour le lire et vous livrer mon avis dessus. Ce n'est pas un livre d'histoire mais un livre sur l'actualité, qui tente de pressentir les événements futurs, ce qui est toujours difficile à faire, et on ne peut que respecter les personnes qui tentent de prévoir ce qui pourrait se passer dans le futur, tellement faciles à critiquer quand ils se sont trompés.

 

La forme le rend facile à lire, il y a une alternance de récits d'opérations de la lutte entre les terroristes et les forces internationales (l'opération qui a menée à la mort de Ben Laden en introduction, celle qui a vu un attentat terrible contre les espions de la CIA en Afghanistan...) et d'explications qui cherchent à dresser un panorama de la sphère djihadiste aujourd'hui.

 

L'historien que je suis regrette un peu les simplifications et le peu de place que tient l'histoire de la formation de l'idéologie djihadiste dans cet ouvrage. Mais comme cela n'est pas le propos de cet ouvrage, qui ne cherche pas à comprendre d'où viennent ces idées, mais où elles se manifestent aujourd'hui et auprès de qui, il n'est pas surprenant que cette partie ne soit pas développée. Elle a le mérite d'exister et de permettre à ceux qui ne savent presque rien de ces sujets de mieux comprendre les chapitres suivants. Les chapitres suivants décrivent les principaux lieux d'installation des groupes djihadistes du Caucase à la Somalie en passant par le Pakistan, l'Afghanistan et le Cachemire, et à décrire les actions, les organisations et les principales personnalités de ces groupes.

 

L'auteur cherche aussi à décrire comment est organisée la lutte contre le terrorisme aujourd'hui et à montrer quels seraient des moyens efficaces de parvenir à une victoire même si cette partie est un peu faible, mais en raison essentiellement des secrets qui pèsent sur ce domaine. Il dresse cependant un édifiant panorama des menaces contre l'Occident que les services de sécurité sont parvenues à détruire depuis une dizaine d'années.

 

Bref ce livre n'est pas sans intérêts, ses qualités, concision, clarté, sont également ses défauts car il laisse un goût d'inachevé, on voudrait en savoir plus. C'est un bon manuel pour ceux qui veulent mieux comprendre ce sujet, un livre d'entrée en matière tout à fait utile et simple d'utilisation.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 16:06

Pour continuer sur de l'Antique et des peuples occidentaux pré-romains, j'ai décidé de me renseigner sur les Gaulois, les plus connus des représentants celtes. J'ai donc lu cet ouvrage, paru dans la collection de la petite bibliothèque de Payot,  écrit par un des plus grands spécialistes français de la question.

 

C'est un ouvrage très interessant, nourri de réflexions nombreuses, en particulier sur les héritages que les peuples actuels doivent aux peuples antiques, même si parfois cela va trop loin et tombe dans le stéréotype voire la caricature.

 

Sur les douze chapitre de cet ouvrage, onze sont consacrés à l'histoire des Celtes et des Gaulois, depuis leurs origines jusqu'à la conquête romaine de la Gaule. Les chapitres II, III, et IV portent sur la naissance des celtes, leurs caractéristiques communes et l'extension de l'ère celte en Europe. C'est une partrie qui m'a beaucoup intéréssée, malgré les défauts inérants à un tel sujets, qui sont le manque relatif de sources et en corollaire l'énoncé de nombreuses hypothèses explicatives, parfois convaincantes, parfois un peu faibles. L'auteur, sans cacher les différences régionales dans l'espace celte, met en avant l'unité de cette civilisation et les courants d'échanges qui devaient exister à cette époque à travers l'Europe.

Les chapitres suivants sont consacrés uniquement au Gaulois, étudiés sous tous leurs aspects, c'est un véritable tableau de la civilisation gauloise qui est proposé, complet et illustré par des représentations d'objets plus ou moins quotidiens. C'est vraiment le point fort de ce livre qui apporte énomément de connaissances à ceux qui comme moi restaient sur des savoirs très superficiels sur le sujet. On y trouve une géographie humlaine de la Gaule, mais aussi des développements sur l'art, sur le mode de vie, la religion ou la littérature.

Enfin, dans les deux derniers chapitres, on trouve de l'histoire mieux connue mais très bien expliquée, celle de la double menace qui finit par emporter l'indépendance de la Gaulle, celle des Germains à l'Est et celle de Romains au Sud-Est. Ces deux chapitres ont le mérite de rendre claires les opérations militaires mais aussi la façon de penser des gaulois de lépoque, entre collaboration et rêve d'indépendance et d'unité. L'auteur apporte d'ailleurs son avis qui est que l'invasion romaine semble avoir fait naitre un sentiment national en gaule mais que la victoire de ceux-ci a empêché les Gaulois de devenir un peuple puissant rival des autres peuples européens.

 

Pour conclure, je driais donc que c'est vraiment un livre passionant, qui m'a donné envie de monter un club civilisations mal connues au collège pour montrer aux élèves quelques éléments de cette civilisation, qui ne figure que très peu au programme et qui pourtant les fait rêver. Encore un livre vraiment utile pour la culture générale.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 15:55

Pour faire un peu d'antique que je ne connaissais pas je me suis penché sur cet ouvrage, encore une fois publié dans là collection  Tempus, chez Perrin, collection que j'aime particulièrement. Jean-Marc Irollo, qui travaille pour le musée du Louvres est historien de l'art, ce qui est très utile pour cette civilisation dont on sait finalement très peu de choses.

 

Il ne faut donc pas s'attendre à un récit épique, rempli de batailles et de grands hommes. C'est plus un voyage au pays des Etrusques qui nous est proposé, l'auteur ayant pris le parti de nous montrer son admiration pour ce peuple.

Il commence par nous parler un peut de la façon dont on a écrit l'histoire des Etrusques à partir de la renaissance, puis la naissance de ce peuple. Ensuite à travers plusieurs chapitre, on découvre la culture des Etrusques, à travers leur organisation sociale, leur religion ou leur art. Enfin, on apprend comment leur civilisation a disparue, avalée par l'expansion romaine, mais laissant de nombreuses traces dans cette nouvelle civilisation.

 

Cet ouvrage est enrichi d'une chronologie et surtout d'un glossaire fort utile pour ceux qui ne maitrisent pas les termes techniques de l'archéologie (désignant certains objets en particulier notamment). on regrette juste l'absence de quelques illustration, en particulier en ce qui concerne l'art, car l'auteur a beau décrire la beauté des objets, tout le monde ne peut pas se rendre au louvre ou en Toscane pour les observer.

 

C'est donc un livre qui donne envie d'en savoir plus, et qui propose une courte bibliographie dans ce but, même si celle-ci doit certainement être très complète en ce qui concerne ce peuple qui reste assez mystérieux même après la lecture de cet ouvrage.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 20:48

Voici un petit florilège de ce que j'ai pu lire dans les copies de mes élèves pendant ces vancances, sur le sujet de christianisme et du Judaïsme. Je jure, même si dans certains cas c'est totalement incroyable, n'avoir pas changé une seule lettre.

 

Il atendes le méssi le fisse de dieux Jesus christ et il voulut les aider apène commencer qu'il se fait crussifier le pauvre.

 

Les chrétiens sont autorisée en 70 av J.-C. Autre version en 313 av J.-C

 

Le gouverneur ponce pilite le condamne a être crusifié sur la croix.

 

Les chrétiens choisissent de prier dans la Bastille car a l'époque il étais rejeté et pouvais subire la pein de mort. (Je précise que la "Bastille" devrait être une basilique)

 

(L'autel mais l'auteur à oublié de l'écrire) garde le dix comendement de dieux est la cuve sere a se maitre de l'eau datiser su son fron est dir onon de père est du fisse est du sing dessprie amene. (Je précise que cette élève était heureuse de faire ce cours car elle va au cathécisme et savait déjà tout d'après elle, et que l'on parlait d'une cuve baptismale)

 

A la mort de dieu le royaume se transforme entre le royaume de Juda et le royaume de Jerusalem.

 

Le judaïsme est une religion christianisme très réputer pour prier.

 

Il a été écrit en paltine à Juresalëme.

 

Si quelqu'un veut devenir Jufis où Juves il faut qu'il se coupe une parti intime (le sexe de l'home où la femme), il se coupe un morceau de peau.

 

Les Juifs durent quitter cette région car la Bible est rédigée au VIIIe siècle.

Par Amalkhan - Publié dans : Perles d'élèves - Communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 18:29

Voici un livre sur un sujet sur lequel je ne savais rien. Pour résumer, de la Bourgogne de cette époque je savais que ses troupes avaient livré Jeanne d'Arc aux Anglais, c'est tout.

 

 

C'est un magnifique ouvrage bien structuré, clair et précis. Il possède certes 23 chapitres, une bibliographie et un index, ce qui peut paraître très compliqué du point de vue de l'organisation des idées, mais dans les faits c'est invroyablement clair, complet et concis à la fois.

 

On traverse toute la période de Philippe le Hardi à Charles le Téméraire en étudiant la politique des seigneurs de Bourgogne de cette époque, tant du point de vue des relations avec la France, avec les autonomies locales ou les villes, que de celui de leur politique centralisatrice (du point de vue administratif, judiciaire ou financier). Il nous dresse aussi un tableau saisissant de la vie culturelle de cette époque et de l'ancrage de cette dynastie régionale, nationale et internationale à travers son rôle dans les diverses croisades de cette époque. Sans oublier l'étude des armées. La seule chose qui manque à cette magistrale description  mon sens est un éclaircissement sur le rôle de cette dysnastie dans les conflits du Saint Empire, car si la partie des relations avec la France est très développée, celle des relations avec l'Empire est un peu courte à mon goût.

 

J'ai appris beaucoup de choses sur le sujet et me suis convaincu d'en apprendre bien d'autres car je dois bien l'avouer mon ignorance totale de cette période m'a posé des problèmes dans certains chapitres. En particulier dans ce qui touchait à la guerre civile en France, mais en avançant dans la lecture tout devient incroyablement clair. Si je veux en savoir plus c'est parce que le sujet étant vaste l'auteur a du faire des choix et passer vite sur certains points que j'aurais aimé approfondir (ce que je vais faire en lisant un autre de ses ouvrages je pense).

 

Bref c'est un très bon livre, que je ne peux qu'inciter à lire à tous ceux qui veulent savoir plus de choses sur leur région, qu'il s'agisse de la Bourgogne ou des Flandres qui faisaient partie de cet Etat.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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