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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 12:50

L’épopée d’Alexandre le Grand le mena à la conquête de tout l’empire perse et les satrapies qui formaient l’Afghanistan actuel n’échapèrent pas aux combats. Comme nous l’avons déjà signalé les Bactriens, les Ariens, les Archosiens et les Indiens des montagnes avaient combattu lors de l’affrontement d’Arbélès. Ils accompagnèrent ensuite le Grand roi Darius III dans sa retraite vers Ebatane puis vers les satrapies plus orientales lors des défections des généraux qui commandaient ses capitales.

La tentative de restauration séleucide de Bessos

Bessos, satrape de Bactriane, probablement un parent de Darius, prend alors la tête d’un complot contre son roi aux côtés de Barsaentès, satrape d’Arie et de Drangiane. Le roi Darius est assassiné et Bessos, réfugié à Bactres, se fait reconnaître roi sous le nom d’Ataxerxès. Il contrôle alors un immense territoire comprenant la Grande Bactriane, de part et d’autre de l’Oxus, et tous les territoires au sud de l’Hindou Kouch.

Satibarzanès, satrape d’Arie, avait fait sa soumission à Alexandre et accepté des troupes macédoniennes dirigées par Anaxippos sur son territoire, avait été confirmé dans sa satrapie. Mais il apporte finalement son soutien à Bessos et commence à rassembler ses troupes dans sa capitale d’Artacoana en vue d’une contre-attaque.

Alexandre réagit promptement à la nouvelle et fit avancer son armée à marche forcée pour empêcher la jonction des deux armées ennemies. Satibarzanès s’enfuit. Il fonde alors Alexandrie d’Arie (Hérat) pour contrôler la capitale Artakoana, méthode qu’il utilisa systématiquement dans la région, fondant des colonies militaires à proximité des villes locales ou tout simplement refondant celles-ci. L’installation d’une colonie militaire à proximité de la grande ville locale permettait de la contrôler facilement tout en étant relativement à l’abri des risques de révoltes urbaine et surtout de fraternisation avec la majorité1. Puis Alexandre marche sur l’Arachosie dont le satrape Barsaentès connaît le même sort, livré par les Indiens des montagnes où il avait cherché refuge. Il fonde une Alexandrie Prophtasia au passage, peut être l’actuelle Farah. Il soumet par la même occasion plusieurs peuples locaux, dont les Ariaspes qu’il honore en souvenir des services rendus à Cyrus. Il fonde deux nouvelles Alexandrie, celle d’Arachosie (aussi appelée Alexandropolis), pour contrôler la ville d’Arachotoi et celle de Drangiane à proximité de Zarangai (probablement l’actuelle Zarandj). Cependant les troubles persistent sur les arrières d’Alexandre car le nouveau satrape d’Arie qu’il a nommé, Arsaménès, qui contrôle aussi la Drangiane, semble peu fiable, et à peut être pris des contacts avec Bessos, toujours à Bactres. Il sera plus tard remplacé par Stasanor dans ces deux provinces. Selon certaines versions Satibarzanès y faisait réner l’insécurité à l’aide de cavaliers fournis par Bessos.

Alexandre envoie alors quelques troupes pour renforcer ses positions en Arie mais continue avec le gros de ses forces vers la Bactriane en passant par le sud de l’Hindou Kouch. Aux pieds des montagnes où il passe l’hiver, Alexandre fonde une nouvelle Alexandrie, Alexandrie du Caucase, l’actuelle Begram, en refondant la capitale locale qui s’appelait peut être déjà Kapisi, où il aurait installé des colons, ce que les fouilles semblent pouvoir confirmer) et y laisse un satrape perse, Proexès, sous la surveillance de soldats grecs. Selon Diodore, il créa aussi plusieurs villes à une journée de marche de la nouvelle ville, qui toutes reçurent 3000 gracs et 7000 barbares comme peuplement. Cette installation d’un réseau urbain, unique dans les textes, semble avoir connu d’autres exemples en Bactriane si l’on en croit les prospections archéologiques.

Puis il traverse difficilement les montagnes, en passant semble-t-il par la passe de Khawak, après avoir remonté la vallée du Panjshir et arrive devant Drapsaka (peut-être la Kunduz actuelle) dont il s’empare sans combats. Il s’empara alors des deux grandes villes de Bactriane méridionale Aornos (dont la localisation est encore inconnue mais que certains voient à Kunduz) et Bactres qui porte parfois le nom de la forteresse toute proche Zariaspa, alors que Bessos avait pris la fuite et s’était réfugié au Nord de l’Oxus, pratiquant par ailleurs la politique de la terre brulée. Un texte achéménide semble pourtant indiquer que Bessos, se porta avec des hommes jusqu’à la hauteur de Khulm, ville qui existait déjà sous ce nom mais que certains identifient à Aornos. Ce document cite également une localité que l’on pourrait appeler Asparasta. En effet l’historien Arrien nous dit que Bessos « ravage tout le pays au-dessous du Caucase pour arrêter, par le défaut de subsistance, le vainqueur dont il apprend la marche ».  Cependant cette manœuvre a les mêmes conséquences pour lui que pour Darius III, il est abandonné par ses troupes bactriennes. La région du sud de l’Oxus, dirigée par des hyparques, certainement les descendants de colons perses mais surtout de nombreux représentants de l’aristocratie locale, se rend très vite à Alexandre qui y laisse des troupes et un nouveau satrape, le perse Artabase. Alexandre y découvre les descendants des Branchides qui avaient été installés là et il les aurait tous fait tuer en souvenir de l’acte de leurs ancètres.

Cependant la guerre n’est pas finie car les cavaliers sogdiens dirigés par Spitaménès et Oxyarte restent aux côtés de Bessos et celui-ci espère un renfort de cavaliers saces, alors qu’Alexandre est bloqué au sud de l’Oxus car il ne possède aucun moyen de traverser ce fleuve et que ses arrières sont mal assurés comme le montre le fait qu’il change de nouveau le satrape d’Arie, Arsaménès, trop peu fiable étant remplacé par Stasanor, et ses troupes fatiguées et lassées par la traversée de l’Hindou Kouch et des années de guerre.

Alexandre renvoie donc une partie de ses troupes puis se lance à la poursuite de Bessos en traversant le fleuve après avoir fait fabriquer des bouées avec les tentes de ses soldats. Bessos est à son tour trahi par Spitaménès qui le livre à son ennemi. Il est envoyé à Bactres puis à Ecbatane où il est mis à mort.

Spitaménès, le dernier résistant perse

La campagne en Sogdiane est extrêmement difficile pour les Grecs et les Bactriens semblent ne pas être très fidèles à Alexandre. En effet, Spitaménès, malgré sa trahison envers Bessos, continue à opposer une farouche résistance aux troupes grecques et il appelle sans cesse les Bactriens à rejoindre la révolte. Les hyparques, chefs locaux batriens qui devaient fournir des cavaliers à son armée refusent de se rendre à une de ses convocations en raison d’une rumeur qui dit qu’il veut les mettre à mort. Cet épisode montre bien la méfiance qu’ils pouvaient avoir envers le nouveau conquérant mais aussi la qualité de la propagande mise en place par Spitaménès, car Alexandre avait multiplié les exemples de faveurs accordées aux Perses sans pour autant obtenir un soutien franc. Plusieurs Bactriens choisirent de rejoindre Spitaménès qui ne s’avouait pas vaincu et attaquait régulièrement les macédoniens et la ville de Maracanda, se réfugiant dans les steppes quand une armée trop puissance allait lui faire face mais poussant un jour jusqu’aux portes de Bactres car la situation lui était favorable. A cette occasion, Alexandre nomma Amyntas satrape de Bactriane pour remplacer Artabase devenu trop vieux. Finalement, après une énime bataille, les bactriens et sogdiens qui combattaient pour Spitaménès font leur soumission à Alexandre et les alliés massagètes du rebelle le trahissent et envoient sa tête à Alexandre en signe de paix.

Alexandre dut ensuite réduire deux places fortes importantes, dont la roche Choriène, que l’on pourrait situer dans le Badakhshan. Alexandre fit de grands travaux pour attaquer cette place mais, voyant ceux-ci, les assiégés préférèrent se rendre, et gagner l’amitié du conquérant. Ils fournirent même du ravitaillement aux troupes grecques. Puis Alexandre ramena son armée à Bactres et au milieu du printemps prend la route de l’Inde en laissant quelques milliers de soldats sous les ordres de plusieurs généraux expérimentés derrière lui pour contrôler la Bactriane encore agitée. Il semble qu’il soit passé par la vallée de Bamyan avant d’arriver à Alexandrie du Caucase, en une dizaine de jours. Là, il décide une nouvelle vague de colonisation de la ville, y nomme Nikanor comme chef du gouvernement et Tyriaspe comme satrape des Paropamisades, mécontent du travail de leurs prédécesseurs. Tyriaspe ne restera pas longtemps à son poste puisqu’il sera vite remplacé par Oxyarte, ancien soutien de Bessos  mais surtout père de Roxanne, la jeune femme perse qu’Alexandre avait épousé après l’avoir remarquée parmi ses captives.

La fin de la campagne d’Alexandre

Selon certains, les achéménides avaient perdu le contrôle efectif des territoires indiens, du Gandhara, voire même de l’Arachosie, au plus tard depuis Artaxerxès II.

Il avance alors vers le fleuve Indus, fondant au passage une ville appelée Nicée, en prévision de ses victoires futures en Inde. Cette ville se trouve dans la vallée du Laghman. De là, il avance vers l’Est, laissant le gros de ses troupes sur la rive droite de la rivière Kaboul, passant par la passe de Khyber. Il doit réduire les résistances des peuples de cette région2 dans de très durs combats, ces peuples possèdant de véritables forteresses naturelles où ils se réfugiaient à son approche.

Comme chacun le sait, il parvint à l’Indus mais ses troupes refusèrent d’aller beaucoup plus loin. Lors de son retour, il semble qu’il ait au passage nommé un satrape des Indiens montagnards, un certain Samaxus ou Sambos. Ces peuples que l’on nommait Malles et Oxydraques contrôlaient la passe de bolan et il semble qu’ils payaient tribut et envoyaient des troupes au satrape d’Arachosie. Cependant selon Arrien, ils n’étaient soumis à aucun satrape et ne payaient pas le tribut mais il affirme cela de tous les peuples montagnards contrôlant un passage stratégique.

Alexandre, lors de son retour, unifie l’Arachosie, dirigée jusque là par Menon, à la Gédrosie sous l’autorité de Syburtios. Alors qu’il était en Carmanie, dans le Sud-Est de l’Iran actuel, les mercenaires installés dans la vallée du Kophen (la rivière Kaboul), qui avaient été confiée à Philippe qui avait succédé à Nicanor, assassinent leur chef et se révoltent. Ils sont violemment écrasés.

Durant son règne Alexandre inaugure un monnayage bimétalique avec des pièces en or et d’autres en argent, il sera en cela imité par les séleucides puis par les gréco-bactriens dont nous reparlerons plus tard.

L’empire perse était conquis et Alexandre l’avait récupéré à son profit. Mais son épopée marquait en réalité la fin de cet immense empire qui ne survivra pas à la mort de son dernier conquérant.

 

En s’aventurant aussi loin à l’Est, Alexandre avait ouvert aux grecs de nouveaux horizons, il a également fait entrer l’Afghanistan dans une nouvelle époque, puisque à partir de ce moment là les traces archéologiques et littéraires sont plus nombreuses. L’épopée d’Alexandre a durablement marqué l’histoire de l’Afghanistan car elle ouvrit une nouvelle époque, celle de l’Afghanistan héllenistique, et cette empreinte grecque marqua à son tour toute l’histoire de l’Asie, en particulier des arts.



1 Les arabes utilisèrent la même technique avec un succès plus grand encore puisque c’est la population locale, qui se rapproche peu à peu de leurs fondations où il était intéressant de commercer et qui se convertirent à l’Islam et adoptèrent la langue arabe.

2 Ces campagnes laissèrent un souvenir imérissable auprès de ces peuples et Rudyard Kipling s’en servit pour situer l’histoire de sa nouvelle « L’homme qui voulu être roi » où un aventurier anglais prend le contrôle de ces peuples qui se souviennent encore du passage du grand conquérant et de son amour pour Roxane. Cette œuvre fut admirablement transposée sur les écrans avec dans le rôle le plus important Sean Connery.

Par Amalkhan - Publié dans : Histoire de l'Afghanistan. - Communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 19:30

Voici un livre que je voulais lire depuis très longtemps mais pour lequel je n'avais pas encore pris le temps. Il m'a fallu beaucoup de temps pour assimiler cette incroyable somme de connaissances, où les notes représentent tout de même un tiers de l'ouvrage.

 

Pierre Briant est un éminent spécialiste de cette époque et de cette région et cet ouvrage; bien que datant un peu maintenant est un immense état de la question à l'époque de sa rédaction, des questions qui ont trouvé des réponses ou des éléments de réponses à celles qui n'en ont toujours trouvé aucun en passant par les nouvelles questions qui se posent grâce aux découvertes récentes.

 

Moi qui ne suis pas un grand spécialiste de la question mais qui y porte un intérêt particulier j'ai été très impressioné par le contenu, très foruni et détaillé, mais utilisant parfois un langage un peu technique et difficile à appréhender pour le débutant, explicité pourtant la plupart du temps.

 

J'ai souvent du faire des pauses dans ma lecture pour être sûr d'avoir compris ce qui était expliqué et à, plusieurs reprises j'ai du regarder dans un dictionnaire pour me souvenir de mots que je n'avais pas entendu depuis mes années de fac mais cela fait du bien de se remettre au travail sérieux.

 

Tous les aspects possibles de l'empire achéménide sont évoqués, la vie politique bien sûr mais aussi la vie religieuse, l'organisation sociale ou encore l'économique, et ceci à travers la totalité de l'existence de l'empire. Il se penche également sur les relations entre les différents peuples de cet empire, leurs affrontements mais aussi leurs relations et leur mélange.

 

C'est donc un livre très complet, véritable oeuvre d'historien, citant ses sources, faisant sans cesse le point sur les éléments sûrs et sur les hypothèses, et traitant de la tyotalité du sujet, à lire absolument pour toute personne qui voudrait en savoir plus sur le monde perse de cette époque mais attention c'est tout de même un ouvrage un peu difficile d'accès pour ceux qui n'ont jamais fait d'histoire véritable, pour les amateurs de vulgarisation.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 10:02

Le service de presse des éditions Jourdan m'a fait parvenir cet ouvrage afin que je vous livre mon avis dessus. C'est un ouvrage très facile d'accès, avec de courts chapitres qui peuvent se lire en quelques minutes, il est donc idéal pour la lecture dans les transports en commun par exemple.

 

Il ne m'a donc fallu que quelques jours pour le lire et vous livrer mon avis dessus. Ce n'est pas un livre d'histoire mais un livre sur l'actualité, qui tente de pressentir les événements futurs, ce qui est toujours difficile à faire, et on ne peut que respecter les personnes qui tentent de prévoir ce qui pourrait se passer dans le futur, tellement faciles à critiquer quand ils se sont trompés.

 

La forme le rend facile à lire, il y a une alternance de récits d'opérations de la lutte entre les terroristes et les forces internationales (l'opération qui a menée à la mort de Ben Laden en introduction, celle qui a vu un attentat terrible contre les espions de la CIA en Afghanistan...) et d'explications qui cherchent à dresser un panorama de la sphère djihadiste aujourd'hui.

 

L'historien que je suis regrette un peu les simplifications et le peu de place que tient l'histoire de la formation de l'idéologie djihadiste dans cet ouvrage. Mais comme cela n'est pas le propos de cet ouvrage, qui ne cherche pas à comprendre d'où viennent ces idées, mais où elles se manifestent aujourd'hui et auprès de qui, il n'est pas surprenant que cette partie ne soit pas développée. Elle a le mérite d'exister et de permettre à ceux qui ne savent presque rien de ces sujets de mieux comprendre les chapitres suivants. Les chapitres suivants décrivent les principaux lieux d'installation des groupes djihadistes du Caucase à la Somalie en passant par le Pakistan, l'Afghanistan et le Cachemire, et à décrire les actions, les organisations et les principales personnalités de ces groupes.

 

L'auteur cherche aussi à décrire comment est organisée la lutte contre le terrorisme aujourd'hui et à montrer quels seraient des moyens efficaces de parvenir à une victoire même si cette partie est un peu faible, mais en raison essentiellement des secrets qui pèsent sur ce domaine. Il dresse cependant un édifiant panorama des menaces contre l'Occident que les services de sécurité sont parvenues à détruire depuis une dizaine d'années.

 

Bref ce livre n'est pas sans intérêts, ses qualités, concision, clarté, sont également ses défauts car il laisse un goût d'inachevé, on voudrait en savoir plus. C'est un bon manuel pour ceux qui veulent mieux comprendre ce sujet, un livre d'entrée en matière tout à fait utile et simple d'utilisation.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 16:06

Pour continuer sur de l'Antique et des peuples occidentaux pré-romains, j'ai décidé de me renseigner sur les Gaulois, les plus connus des représentants celtes. J'ai donc lu cet ouvrage, paru dans la collection de la petite bibliothèque de Payot,  écrit par un des plus grands spécialistes français de la question.

 

C'est un ouvrage très interessant, nourri de réflexions nombreuses, en particulier sur les héritages que les peuples actuels doivent aux peuples antiques, même si parfois cela va trop loin et tombe dans le stéréotype voire la caricature.

 

Sur les douze chapitre de cet ouvrage, onze sont consacrés à l'histoire des Celtes et des Gaulois, depuis leurs origines jusqu'à la conquête romaine de la Gaule. Les chapitres II, III, et IV portent sur la naissance des celtes, leurs caractéristiques communes et l'extension de l'ère celte en Europe. C'est une partrie qui m'a beaucoup intéréssée, malgré les défauts inérants à un tel sujets, qui sont le manque relatif de sources et en corollaire l'énoncé de nombreuses hypothèses explicatives, parfois convaincantes, parfois un peu faibles. L'auteur, sans cacher les différences régionales dans l'espace celte, met en avant l'unité de cette civilisation et les courants d'échanges qui devaient exister à cette époque à travers l'Europe.

Les chapitres suivants sont consacrés uniquement au Gaulois, étudiés sous tous leurs aspects, c'est un véritable tableau de la civilisation gauloise qui est proposé, complet et illustré par des représentations d'objets plus ou moins quotidiens. C'est vraiment le point fort de ce livre qui apporte énomément de connaissances à ceux qui comme moi restaient sur des savoirs très superficiels sur le sujet. On y trouve une géographie humlaine de la Gaule, mais aussi des développements sur l'art, sur le mode de vie, la religion ou la littérature.

Enfin, dans les deux derniers chapitres, on trouve de l'histoire mieux connue mais très bien expliquée, celle de la double menace qui finit par emporter l'indépendance de la Gaulle, celle des Germains à l'Est et celle de Romains au Sud-Est. Ces deux chapitres ont le mérite de rendre claires les opérations militaires mais aussi la façon de penser des gaulois de lépoque, entre collaboration et rêve d'indépendance et d'unité. L'auteur apporte d'ailleurs son avis qui est que l'invasion romaine semble avoir fait naitre un sentiment national en gaule mais que la victoire de ceux-ci a empêché les Gaulois de devenir un peuple puissant rival des autres peuples européens.

 

Pour conclure, je driais donc que c'est vraiment un livre passionant, qui m'a donné envie de monter un club civilisations mal connues au collège pour montrer aux élèves quelques éléments de cette civilisation, qui ne figure que très peu au programme et qui pourtant les fait rêver. Encore un livre vraiment utile pour la culture générale.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 15:55

Pour faire un peu d'antique que je ne connaissais pas je me suis penché sur cet ouvrage, encore une fois publié dans là collection  Tempus, chez Perrin, collection que j'aime particulièrement. Jean-Marc Irollo, qui travaille pour le musée du Louvres est historien de l'art, ce qui est très utile pour cette civilisation dont on sait finalement très peu de choses.

 

Il ne faut donc pas s'attendre à un récit épique, rempli de batailles et de grands hommes. C'est plus un voyage au pays des Etrusques qui nous est proposé, l'auteur ayant pris le parti de nous montrer son admiration pour ce peuple.

Il commence par nous parler un peut de la façon dont on a écrit l'histoire des Etrusques à partir de la renaissance, puis la naissance de ce peuple. Ensuite à travers plusieurs chapitre, on découvre la culture des Etrusques, à travers leur organisation sociale, leur religion ou leur art. Enfin, on apprend comment leur civilisation a disparue, avalée par l'expansion romaine, mais laissant de nombreuses traces dans cette nouvelle civilisation.

 

Cet ouvrage est enrichi d'une chronologie et surtout d'un glossaire fort utile pour ceux qui ne maitrisent pas les termes techniques de l'archéologie (désignant certains objets en particulier notamment). on regrette juste l'absence de quelques illustration, en particulier en ce qui concerne l'art, car l'auteur a beau décrire la beauté des objets, tout le monde ne peut pas se rendre au louvre ou en Toscane pour les observer.

 

C'est donc un livre qui donne envie d'en savoir plus, et qui propose une courte bibliographie dans ce but, même si celle-ci doit certainement être très complète en ce qui concerne ce peuple qui reste assez mystérieux même après la lecture de cet ouvrage.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 20:48

Voici un petit florilège de ce que j'ai pu lire dans les copies de mes élèves pendant ces vancances, sur le sujet de christianisme et du Judaïsme. Je jure, même si dans certains cas c'est totalement incroyable, n'avoir pas changé une seule lettre.

 

Il atendes le méssi le fisse de dieux Jesus christ et il voulut les aider apène commencer qu'il se fait crussifier le pauvre.

 

Les chrétiens sont autorisée en 70 av J.-C. Autre version en 313 av J.-C

 

Le gouverneur ponce pilite le condamne a être crusifié sur la croix.

 

Les chrétiens choisissent de prier dans la Bastille car a l'époque il étais rejeté et pouvais subire la pein de mort. (Je précise que la "Bastille" devrait être une basilique)

 

(L'autel mais l'auteur à oublié de l'écrire) garde le dix comendement de dieux est la cuve sere a se maitre de l'eau datiser su son fron est dir onon de père est du fisse est du sing dessprie amene. (Je précise que cette élève était heureuse de faire ce cours car elle va au cathécisme et savait déjà tout d'après elle, et que l'on parlait d'une cuve baptismale)

 

A la mort de dieu le royaume se transforme entre le royaume de Juda et le royaume de Jerusalem.

 

Le judaïsme est une religion christianisme très réputer pour prier.

 

Il a été écrit en paltine à Juresalëme.

 

Si quelqu'un veut devenir Jufis où Juves il faut qu'il se coupe une parti intime (le sexe de l'home où la femme), il se coupe un morceau de peau.

 

Les Juifs durent quitter cette région car la Bible est rédigée au VIIIe siècle.

Par Amalkhan - Publié dans : Perles d'élèves - Communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 18:29

Voici un livre sur un sujet sur lequel je ne savais rien. Pour résumer, de la Bourgogne de cette époque je savais que ses troupes avaient livré Jeanne d'Arc aux Anglais, c'est tout.

 

 

C'est un magnifique ouvrage bien structuré, clair et précis. Il possède certes 23 chapitres, une bibliographie et un index, ce qui peut paraître très compliqué du point de vue de l'organisation des idées, mais dans les faits c'est invroyablement clair, complet et concis à la fois.

 

On traverse toute la période de Philippe le Hardi à Charles le Téméraire en étudiant la politique des seigneurs de Bourgogne de cette époque, tant du point de vue des relations avec la France, avec les autonomies locales ou les villes, que de celui de leur politique centralisatrice (du point de vue administratif, judiciaire ou financier). Il nous dresse aussi un tableau saisissant de la vie culturelle de cette époque et de l'ancrage de cette dynastie régionale, nationale et internationale à travers son rôle dans les diverses croisades de cette époque. Sans oublier l'étude des armées. La seule chose qui manque à cette magistrale description  mon sens est un éclaircissement sur le rôle de cette dysnastie dans les conflits du Saint Empire, car si la partie des relations avec la France est très développée, celle des relations avec l'Empire est un peu courte à mon goût.

 

J'ai appris beaucoup de choses sur le sujet et me suis convaincu d'en apprendre bien d'autres car je dois bien l'avouer mon ignorance totale de cette période m'a posé des problèmes dans certains chapitres. En particulier dans ce qui touchait à la guerre civile en France, mais en avançant dans la lecture tout devient incroyablement clair. Si je veux en savoir plus c'est parce que le sujet étant vaste l'auteur a du faire des choix et passer vite sur certains points que j'aurais aimé approfondir (ce que je vais faire en lisant un autre de ses ouvrages je pense).

 

Bref c'est un très bon livre, que je ne peux qu'inciter à lire à tous ceux qui veulent savoir plus de choses sur leur région, qu'il s'agisse de la Bourgogne ou des Flandres qui faisaient partie de cet Etat.

Par Amalkhan - Publié dans : Critique de films et de livres - Communauté : Histoire Géographie
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 11:46

Je continue mon exploration du Moyen Age occidental par ce livre qui m'a fait découvrir les Capétiens, à travers les auteurs F. Menant, H. Martin, B. Merdrignac et M. Chauvin.

 

Les Capétiens : 987-1328

 

C'est un livre d'histoire comme je les aime. Bien structuré, avec une reflexion bien construite et un propos clair. Il contient quelques illustrations et cartes et surtout une chronologie instructive, une bibliographie générale détaillée et de nombreuses notes. De plus, chose originale il propose aussi une filmographie et une discographie.

 

Quatre parties chronologiques composent cet ouvrage mais il ne s'agit pas uniquement d'une histoire factuelle. Au contraire, chaque partie se penche aussi sur la place de l'Eglise dans la société, les grands phénomènes culturels de chaque époque ou encore les places respectives des campagnes et des villes dans le royaume de France.

Pour ceux qui sont comme moi, de simples amateurs concernant cette période, c'est un très bon ouvrage pour découvrir la France de cette époque, que cela soit du point de vue de la construction du territoire que de la construction du pouvoir royal. Je ne vais pas plus développer le sujet, si vous voulez en savoir plus il vous faut lire ce livre très accessible à tous, que vous soyez initiés ou non aux structures sociales, administratives et mentales de l'époque, que vous maitrisiez ou non le vocabulaire de ces sociétés.

 

Pour conclure j'aurais tendance à dire que c'est vraiment un bon livre puisqu'il m'a donné envie de poursuivre dans mon initiation et m'a fait lire plusieurs autres livres sur des sujets plus ou moins rattachés.

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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 10:04

Je jure que tout est véridique à la lettre près.

 

Elle se situe en Sibérie à côté d'un ancien quand de prisonnier.

 

la siberie ets vraiment un endroit ou le mode de vie est trèt dificile surtout pour le froid les gens ont peut-être du mal à ce chaufé pour avoir des source d'energie, mes tousa fait pensé que la siberie est invivable mais bon bref la siberie est trèt importante pour la russie car cela fait agrandire la russie enrichi ses territoir car si la russie perderer la siberie ce serait une cathastrophe car tout les gens qui habitent la bas devré partir et se refugier dans d'autre pays où peut être même peuverait mourir et cela ferait perdre une grande population à la russie, alort la siberie et une zone qui faut absolument garder et qui, apporte a la russie des recource.

 

 

Par Amalkhan - Publié dans : Perles d'élèves - Communauté : Histoire Géographie
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 15:54

Le pays allié des Etats-Unis en Asie est l'URSS.

 

Les soviétiques se sentent encerclés car l'URSS les entourent d'un mur de Berlin.

 

Les soviétiques se sentent encerclés car ils sont entouré par l'URSS en 1961 d'un mur pour éviter la fuite de l'Allemagne de l'Est vers l'Ouest.

 

Un nouveau président des Etats Unis est léu : Ronald Weasley

autre version :

Un nouveau président des Etats Unis est léu : Ronald Richter

 

Entre les deux s'élève un "rideau de Berlin" symbolisé par le mur de feraille (ou un truc comme ça).

 

Citez deux pays alliés des Etats-Unis en Europe.

Les deux pays alliés aux Etats Unis sont l'Australie et l'Amérique du Sud.

 

Les soviétiques se sentent encerclés car à l'Est d'eux se trouve la Chine et à l'Ouest des membres de l'OTAN qui sont des alliés de l'URSS.

 

L'URSS fait installé des missiles nucléaires pour toucher les Etats-Unis mais les Etats-Unis s'en rencontre avant que les missiles sont finit.

 

Par Amalkhan - Publié dans : Perles d'élèves - Communauté : Histoire Géographie
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